jeudi 11 septembre 2014

Récapitulatif BDs (je fais du sens critique sur mon blog je suis drogué à ce site)

Voilà comme je n'ai visiblement pas le temps (ni de quoi parler en fait) sur toutes les BDs que j'ai lu récemment que finalement j'ai décidé de faire un post récapitulatif avec une note sur 10 et un commentaire en plus; histoire de continuer ce blog sur une note un peu moins futile (je le ferais peut-être avec les films et les animes un peu plus tard).


Batwoman


River's edge de Kyoko Okazaki: 8/10
En fait je crois que j'aime beaucoup Kyoko Okazaki (voir aussi ma petite critique de Helter Skelter sur ce blog) et je vais continuer à lire ses mangas (le prochain sur ma liste est Pink). Dans celui-ci il s'agit simplement de tranche de vie adolescente, mais des adolescents quand même un peu particulier avec des histoires de cadavre, d'anorexie, d'amour, de désamour, etc... Finalement le trait brouillon de Kyoko Okazaki sert la narration du manga et le caractère des personnages. Je conseille les yeux fermés à qui a envie de découvrir cette mangaka.


Black Sad de Juanjo Guarnido et Juan Diaz Canales: 7.5/10
(la note est la moyenne de mes notes du tome 1 au 5)
Black sad est une BD très connue, je n'avais jamais eu l'occasion d'y toucher malgré avoir déjà aperçu le design anthropomorphe des personnages. En fait j'adore ce genre de design (même si des fois ça fait flipper, comme les pub orangina) et du coup j'ai pris plaisir à lire d'un point de vue graphique. Certes les histoires ne tiennent pas du génie, mais le personnage de Black sad reste intéressant et les enquêtes se tiennent très bien. Peut-être une BD surestimée mais que j'ai pris plaisir à lire.

Polina de Bastien Vivès: 8/10
Alors la voilà la fameuse BD avec tous plein de prix accrochés à ses fesses. Et bien oui c'est quand même pas mal, parce que voilà la danse classique franchement je m'en fou un peu, ce n'est même pas quelque chose que j'apprécie regarder; alors c'est quand même balèze de t'accrocher à l'histoire de cette jeune fille qui rêve de ballet et qui va évoluer au fil de la BD. Je pense que ça vaut largement le détour.

Sheol de Dogado: 7/10
Sheol c'est beau, c'est sympa à feuilleter, l'histoire bien qu'assez basique reste néanmoins suffisamment bonne pour aller jusqu'au bout.

The outsiders de Gou Tanabe: 6/10
Un manga qui reprends des petites histoires d'auteurs connus (comme H.P Lovecraft) pour les transposer en manga. C'est basique, pas toujours très intéressant. La dernière histoire (écrite par l'auteur) est pas mal mais mériterait d'être un peu plus développée.

The foutain de Darren Aronofsky et Kent Williams: 9/10
Alors voilà, en fait j'adore le film du même nom. Je savais qu'il y avait eu la BD avant le film (faute de moyen) mais je n'avais jamais été y regarder. Maintenant c'est fait, et au vu de la note vous vous doutez bien que j'ai adorer. L'histoire est la même (en peut-être un peu moins floue), les dessins sont juste magnifiques, ça m'a énormément plu et la BD est même rentrée dans mes BD préférées.

Wet moon de Atsushi Kaneko: 8,5/10
(la note est la moyenne de mes notes du tome 1 et 2)
 Wet Moon c'est d'abord la couverture qui m'a attiré, je l'ai trouvé très classe, et puis comme les 2 premiers tomes étaient à la bibliothèque je me suis laissé tenter. Et bien c'est très jolie, l'histoire bien que parsemé de petites parties floues (volontaires) est entrainante, et je suis impatiente de lire le dernier tome (qui sort bientôt).

Gunnm de Yukito Kishiro: 8/10
Gunnm c'est le truc que je voyais de loin quand j'étais gamine, le manga pas mal cool dont j'ai lu vaguement 50 pages (et dont j'ai vu le film aussi). Là j'ai eu l'occasion de le lire en long en large et en travers. C'est plutôt pas mal, pas mal jolie aussi. L'histoire souffre de coupures qui cassent le rythme et on se retrouve avec des personnages qui changent énormément dans leur psychologie comme par magie, c'est un peu chiant et ça arrive à chaque nouvel arc, donc assez fréquent. ça reste un truc assez culte et j'ai pris plaisir à lire.

Batwoman de J.H. Williams III, Jock, Scott Kolins: 7,5/10
(la note est la moyenne de mes notes du tome 0 à 2)
Batwoman ça déchire la race de sa grand mère niveau graphisme, rien que pour ça ça vaut le coup d’œil. L'histoire est sympa, en fait j'ai du mal à évaluer sans avoir la suite donc je dirais juste que c'est cool (j'ai mis des bonnes notes dont on se doute que c'est pas de la chiasse).

 Long John Silver de Mathieu Lauffray et Xavier Dorison: 7,5/10
(la note est la moyenne de mes notes du tome 1 à 4)
La BD m'a été conseillé par un maitre de stage il y a 2ans environs. Je ne m'étais jamais lancé dans cette BD, mais les pirates toussa toussa c'est assez cool donc voilà. C'est plutôt jolie, l'histoire sans être transcendante (surtout que parfois c'est un peu cliché) est pas mal, les tomes 2 et 3 sont vachement sympa avec la traversée en mer et la découverte (plus poussé) des personnages.

Mail de Housui Yamazaki: 7/10
(Gentiment prêter par Saru 8D)
Alors ce monsieur à travaillé en tant que scénariste sur un manga  que j'aime beaucoup, Kurosagi livraison de cadavres. Du coup je trouve que c'est assez dans la même ligné, des petites histoires chacune détachés de la suite avec un ou plusieurs personnages récurrents, sauf que là où kurosagi réussis c'est qu'il arrive à détaché une histoire globale à son histoire, ce qui n'est pas le cas de Mail. C'est quelque chose qui m'a ennuyé et du coup on suit juste de petite histoire sans trop de but. C'est dommage y'avait moyen d'en tirer quelque chose de vraiment bon!

Monster Hunter Orage: 6/10
(Gentiment prêter par Saru encore 8D)
Ce n'est un secret pour personne, j'aime monster hunter. Donc voici le manga tiré du jeux vidéo. Alors voilà le graphisme du monsieur de fairy tail me laisse de marbre (en fait ça veut dire que c'est ni nul, ni très cool) et l'histoire est très basique (le héro neuneu qui part dans une quête de fou, il rencontre des compagnons, etc...) mais les monstres designés exprès pour le manga sont très cools (le boss de fin, j'adorerais l'affronter dans le jeu) et les combats sont pas mal. On voit bien l'univers du jeu donc les clins d’œil sont plutôt sympas.

Heads de Motoro Mase: 8/10
(Gentiment prêter par Saru encore et encore 8D)
Motoro Mase est encore une fois un nom qui ne m'est pas inconnu car il a été au commande de Ikigami un manga que j'avais beaucoup aimé. Forcément on attends beaucoup quand on lit autre chose du même auteur. Et bien j'ai beaucoup aimé l'histoire de Heads (bien que scientifiquement ça doit être un peu douteux), et je trouve les personnages assez attachants (surtout Megu, bien qu'elle soit un peu neuneu par moment). C'est un thriller bien sympa, ça se lit très bien donc n'hésitez pas (en plus il n'y a que 4 tomes).



Mes lectures en cours: Blast de Manu Larcenet, Tank Girl de Jamie Hewlett et Alan Martin, Jojo's bizarre adventure de Hirohiko Araki

The Fountain

samedi 6 septembre 2014

Silent Hill 2



Bon, voilà, après une dizaine d'heures de jeu (je l'ai fini hein!) je me suis dit que je devais écrire une critique sur ce jeu.
Pourquoi aller vous me dire? Et bien parce que voilà... dans la vie d'un joueur, on rencontre forcément des jeux qu'on te vends comme étant les meilleurs dans leur genre, ici les survival-horror, tu y joues et soit le miracle se produit ou soit il ne se produit pas. Et dans mon cas, Silent hill 2 n'a pas été la révélation du survival-horror...
J'ai l'impression d'être passer à coté d'une œuvre majeure en fait, alors que foncièrement j'ai des arguments sur pourquoi je n'ai pas aimé ce jeu.
Je vais essayer de faire une critique la plus clair possible, du coup je vais bidouiller des parties à cette critique (qui peut contenir du spoil, je ne sais pas encore!).


Introduction (ouai carrément!):
En introduction j'avais envie de parler de mes premières heures de jeu dans silent hill 2 (en gros les 3 premières). Pour être tout à fait honnête, elles ont été un calvaire et j'exagère à peine; déjà on marche pendant 20min au travers du brouillard (même pas joli en plus) et il ne se passe pas grand chose. Alors on commence le jeu, on est forcément un peu aux aguets (genre on sait jamais, un truc va surgir de derrière un arbre) mais finalement il ne se passe pas grand chose et on s'ennuie un peu. De plus, la maniabilité est rigide (et encore monster hunter c'est rigide, là c'est au delà de la rigidité), les combats sont donc insupportables même avec le lock, appuyer sur haut pour avancer en permanence fait que quand la caméra change d'angle, tu fonces dans le mur, et j'en passe. Le combat contre le premier "boss" a été folklorique je peux vous le dire. Et j'ai pas l'impression d'être de mauvaise foi quand je dis ça, je joue depuis pas mal d'année quand même.
Je sais bien que c'est considéré comme "une œuvre d'art" mais je joue avant tout à un jeu vidéo (et les deux sont loin d'être incompatible) et j'attends que ça soit un minimum jouable pour moi pour que je puisse m'investir dans le jeu sans m'énerver parce que le personnage fonce dans le mur, dans le monstre sans que je lui demande. C'est déjà le premier point qui fait que Silent hill 2 partait avec des points en moins (et c'est aussi pour ça que je n'ai pas tellement envie de le refaire pour les autres fins que j'ai honteusement été voir sur youtube).


Silent hill 2: maniabilité et gameplay
Bon, alors on l'aura compris la maniabilité laisse à désirer. Déjà en temps que jeux vidéo c'est quand même un peu embêtant. Je sais bien que ce jeu à plus de 10ans mais je ne peut pas m'empêcher de penser que d'autres jeux sortie à l'époque ont des maniabilités beaucoup plus corrects (à la rigueur le partis pris de la caméra figée je comprends l'effet recherché).
Le gameplay est on ne peut plus classique, celui de la plus part des survivals, tu es dans un espace ouvert et tu dois trouver le bâtiment à explorer pour avancer dans l'histoire (c'est juste rageant que les 3/4 des portes du jeu ne seront jamais ouvertes contrairement à d'autres survival où tu explores l'entièreté de la map).
C'est du classique en somme.

1er "boss" du jeu, Sieur Pyramid Head


Silent hill 2: scénario
En me vendant Silent Hill 2, on m'a aussi venter les mérite de son scénario "unique", "bourré d'émotion", un scénario qui repousse les limites du jeux vidéo et qui le propulse au rang d’œuvre d'art. Moi super emballé, je me suis imaginée un scénario de fou furieux qui allait me foutre sur le cul une fois le jeu fini.
Dans le jeu je trouve déjà le déroulement très lent, pendant la moitié du jeu on erre juste sans trop savoir ce qu'on doit faire, sans vraiment de scénario en fait, juste James qui a reçu une lettre chelou et il veut savoir si c'est bien sa femme morte qui l'a envoyé. On se dit, aller il nous réserve un truc de fou pour la fin, l'explosion final et en fait... ba non... On commence à percevoir là où veulent nous emmener les développeurs qu'à une avancé tardive dans le jeu (du coup ça ne m'a pas permise de rentrer bien dans le jeu) pour au final nous laisser sur cette piste et c'est tout. Je suis d'accord, faire du symbolisme à outrance ça peut être bien (c'est bien mieux que du pan pan boum boum t'es mort), oui le fait que silent hill, les monstres et les personnages (?) soient une projection des pensées, des actions refoulées de James c'est une super bonne idée, mais vraiment la sauce n'a pas prise pour moi... J'ai vraiment eu l'impression d'avoir eu à faire à un soufflet mais qui serait totalement retombé lors de sa sortie du four.
Quant aux fins différentes, c'est convenues et j'ai vraiment l'impression que seules 2 vont plutôt bien avec le jeu (en gros celle où James quitte Silent Hill pardonné par Mary et celle où il décide de se suicider pour la rejoindre), le reste j'ai vraiment l'impression que c'est pour meubler (hormis les UFO et le chien qui sont là pour faire rigoler les joueurs et qui servent de private joke pour les fans).


Silent hill 2: les personnages
Alors voilà, des personnages y'en a pas beaucoup. Tous ont été attiré à silent hill pour des raisons assez obscures et on les rencontre au fur et à mesure. Je lis beaucoup qu'ils ont des réactions très humaines et poussés dans la psychologie, et bien finalement je ne les trouve pas si humain (d'ailleurs tout le long du jeu je m'en fichais totalement d'eux tellement je les trouvais fades) bien au contraire ils sont plutôt déshumanisé dans leur réaction face aux monstres errants (salut on est les personnages de Silent Hill, on est dans une ville infesté de monstres et on s'en tape, yolo) et dans leur relation entre eux (genre Angela qui se mets à demander à James si il l'aime, si quelqu'un peut m'expliquer je veux bien). Je comprends tout à fait leur position dans le scénario (surtout pour Eddie et Angela au vu de ce qu'ils incarnent, un meurtrier et une femme violé) mais je ne trouve pas qu'ils aident James dans son combat contre sa psyché. Et franchement à part Maria et Laura (et encore) qui ont leur place, je ne trouve pas les autres utiles, ni même intéressant (en même temps on ne sait pas grand chose sur eux au final).



Silent hill 2: ambiance
Alors voilà, c'est presque ça qui m'a le plus embêté là dedans. J'aime les survival horror parce que ça me mets mal à l'aise, ça me stress, ça me mets aux aguets, je suis totalement immergés dans l'univers, je flippe quoi; alors forcément quand on me dit, tu vas voir ça fait bien flippé comme jamais, je me suis dit "chouette ça va me coller les miquettes" et en fait... Baaaa non. J'ai du avoir un sursaut dans tout le jeu (vous savez le passage où tu toques sur la porte des toilettes, tu te retournes et ça cri), même pas mis mal à l'aise par les scènes qui sont visiblement là pour ça (la 1ère rencontre avec Pyramid head entre autre). Je me dis que ça doit venir de moi, j'ai du trop engrangé de truc malsains, stressants et dégueulasses pour me laisser avoir par ça, mais ça n'empêche pas que la déception est bel et bien là.
D'autant plus que je trouve les environnements assez peu variés (bien que réussis visuellement): des couloirs dégueulasses (mais des fois y'a du sang quand on est dans dark silent hill) et des routes embrumés, pourtant on traverse plusieurs bâtiments mais je n'ai pas forcément le sentiment d'avoir traversé des environnements différents au final. Mais après c'est aussi quelque chose de récurent dans les surival (surtout les couloirs crados et délabrés), alors je fini par me dire que j'ai été tellement déçue que je cherche la petite bête (donc j'avoue ça vient sans doute de moi).
La musique colle bien à l'aspect visuelle du jeu, et les effets sonores marchent bien, de ce côté là rien à redire.


Conclusion:
Voilà, maintenant vous pouvez me détester!
Non plus sérieusement, je vois bien que Silent Hill 2 est travaillé (la mise en scène est bien foutue) et réfléchis (comme je le disais plus haut, le fait que Silent hill soit une projection de la psyché de James est une super idée), c'est loin d'être un jeu nul en fait. Mais je ne peut pas m'empêcher d'être déçue tellement je m'étais convaincu que j'allais tombé sur le cul en finissant le jeu... Même pas peur, même pas émue voilà le constat que j'ai fini par tirer de ce silent hill 2; ça restera le plus beau soufflet auquel j'ai joué!
J'aurais pu mettre 7 si on ne m'avait pas parler de silent hill 2 en des termes très élogieux, mais finalement la déception à pris le pas, ça sera 6.
Maintenant je vais me lancer dans le 3 et le 4 et on verra bien ce que ça donnera (parait que le 3 fait plus peur).

samedi 26 juillet 2014

Merde c'est ça qu'on appelle un bilan?



Voilà presque 1 an (arf, déjà, ça passe tellement vite) que je n'ai rien écrit sur ce blog; je me suis dit "aller merde écrit un truc qui va faire chialer tout le monde sur ton année" et puis en fait non je vais simplement faire un bilan bien à l'arrache pour montrer à tout le monde que je suis encore en vie (quoi que...).

L'année 2013/2014 (oui je parle en année scolaire, pauvre étudiante que je suis) a été un peu compliqué au vu de l'année un peu naze que j'ai passé, à m'inscrire dans une matière de la psychologie que je ne peux pas blairer, à courir après un stage qui n'est jamais venu puis au final payer 600 euros pour ne même pas valider cette année... Bon, en somme rien de bien folichon et plutôt déprimant... L'arrivée des mois de juin-juillet a fini par m'achever avec mes (re)postulation en M2, qui ont quand même fini par aboutir, mais qui ne m'ont pas laisser sans mal (vous savez la remise en cause, toussa toussa). Je serais donc en M2 à la rentrée (ouf).

Mais (parce que dans toutes les histoires il y en a un) cette année m'a permis d'avoir plus de temps libre, plus de temps pour moi, pour faire des trucs, pour voir des gens. Et au final j'ai pu faire des choses cette année, que les autres années ne m'ont pas permises, aller voir Flo plusieurs fois, aller au pokemon center, aller à following alice (et même que j'ai vu Aoki Misako!), en fait j'ai passer mon année sur Paris (et dieu sait que ce n'est vraiment pas une ville que j'apprécie) mais pour le coup ça m'a aussi plu de revoir les gens que je ne vois pas souvent (merci la sncf d'appliquer des tarifs généreux envers tes utilisateurs)...
J'espère maintenant pouvoir voguer vers d'autre chose un peu moins connus parce que cette année m'a quand même rendu un peu lasse et je suis pressé de pouvoir tourner la page! So wait and see!


(mais promis je vais refaire des articles sur les BD, films, jeux vidéo et tout prochainement, j'en ai des tonnes à faire!)




Hé mais c'est Aoki Misako!


jeudi 26 décembre 2013

Helter-Skelter, BD & Film


 Voilà, je me mets un coup de pied aux fesses pour faire mon article!
Il va donc concerner Helter-Skelter, la BD de Kyôko Okazaki et le film de Mika Ninagawa.
Je vais d'abord parler de chaque œuvre séparément pour finir par les mettre en parallèle! Je vais essayer de me débrouiller pour écrire quelque chose de cohérent, il y a des œuvres assez compliquée à définir et je pense qu'Helter-Skelter en fait clairement partie (et en plus je vais essayer de ne pas spoiler!).


Helter Skelter, manga de Kyôko Okazaki~
Tout d'abord un petit mot, si vous êtes très attaché au visuel quand vous lisez une BD/manga et que les visuels moches vous bloque, passez votre chemin sur ce manga. C'est moche (et assumé) et spécial. Juste pour prévenir!

Alors, le manga (comme le film) suit la vie de Lilico une mannequin ultra célèbre au Japon qui fait la couverture de tous les magazines. Elle est devenue la femme la plus belle du Japon, seulement sa beauté a été construite sur un mensonge: elle a été entièrement refaite grâce à la chirurgie esthétique. Au fur et à mesure de l'histoire sa chirurgie va lui poser de nombreux soucis et ainsi mettre sa carrière en danger. Voilà pour le pitch global du manga. 

Lilico est une personne très antipathique, la seule chose qui la motive dans la vie est sa carrière et d'arriver au bout de son rêve. Elle manipule les autres très facilement, ce qui a une place omniprésente dans le manga, s'ajoute à cela une place importante pour la sexualité (souvent assez cru). On obtiens donc un mélange assez particulier, souvent cru et sans transition mais qui a le mérite de marquer! 
Lilico peut vite devenir insupportable, elle passe du rire au pleure puis à la colère, on sent d'un bout à l'autre que la fin de son règne au proche. Cependant, et assez bizarrement, on s'attache assez facilement à elle et finalement on n'a pas tellement envie qu'il lui arrive quelque chose. C'est vraiment un point fort du manga, les personnages sont tous bien mis en lumière et on s'attache beaucoup à eux (surtout Lilico et Hada), pas de longueur dans leurs histoires, pas de longueur dans l'histoire principale, tout s'imbrique à la perfection pour nous donner une histoire cohérente. 

J'ai vraiment beaucoup apprécié ce manga car il ne tombe jamais dans la facilité, ça aurait pu être évidant de critiquer tout le monde de la mode, le mannequinat, l'abus qui y sont liés, etc... mais l'auteur n'en fait rien, il reste collé à l'histoire de Lilico et c'est tout (pas de les mannequins c'est toutes des anorexiques et des drogués, ça pu, etc... et heureusement!). Je trouve la fin est très juste, bien dosé et "termine" bien l'histoire de Lilico (c'est presque une happy end auquel on ne s'attendait pas vraiment).
Le manga entier n'est pas a mettre dans toutes les mains mais si les histoires un peu spéciales (à grand renfort de sexe et de drogue XD) vous plaise je pense que vous pouvez essayer de le lire!


Helter-Skelter, film de Mika Ninagawa~
Si il y a une qualité qui ressort immédiatement du film c'est son visuel; ce film est visuellement magnifique (et c'est assez visible dans les oeuvres de Ninagawa en général), je repense facilement à la scène de l'aquarium qui est assez fascinante à regarder (mais aussi la scène de l'hallucination de Lilico sur le plateau télé, digne d'un clip de Kyary)! Donc comme pour d'autres films (et là je pense à Enter the Void en particulier) ça vaut vraiment le détour rien que pour ça!
Le film est un peu longuet (2h avec des passages un peu à vide) mais se regarde néanmoins sans difficulté; la performance de l'actrice principale est, je trouve, assez spectaculaire. Je trouve dommage qu'on ne s'attache pas tellement aux personnages du film (et j'y reviendrais dans la mise en parallèle avec le manga), notamment du personnage de Hada qui pourtant aurait pu être mis un peu plus en avant. 
L'histoire est bien sûre la même que celle du manga, il n'y a donc rien à rajouter dessus.
Ce n'est pas forcément un film qui restera dans les annales, mais j'ai néanmoins passé un très bon moment en le regardant






Manga vs Film~
Je vais surtout mettre le film en parallèle du manga parce que c'est beaucoup plus simple.


Le film colle parfaitement au manga, l'histoire est conservée, seul sont différents des scènes, des noms ou des lieux, malheureusement le format de 2h est un peu court pour y raconter la totalité des scènes (je pense notamment à la rencontre entre la sœur de Lilico et l'inspecteur qui a été totalement zappé dans le film) et c'est dommage parce que je trouve que l'on perd en compréhension (toujours sur cette absence de rencontre, cela rends difficile "la compréhension de la fin" quand l'inspecteur rencontre de nouveau la sœur de Lilico, on ne comprends pas du tout comment ils se sont connu), mais surtout en perd beaucoup en attachement aux personnages. D'abord le film présente très rapidement le caractère de Lilico pour que l'on voit bien à qui nous avons à faire mais le problème c'est qu'on ne comprends pas toujours très bien ses réactions dans le film parce que certaines scènes n'y sont pas présente et pour le coup, je n'ai eu presque aucune sympathie pour la Lilico du film. Il en va de même pour Hada qui est très très présente dans le manga et qui passe un peu à l'as dans le film, je trouve également qu'elle fait un peu plus benêt et j'ai plutôt envie de la taper dans le film ce qui n'est pas le cas dans le manga.
Les scènes de sexe bien qu'assez présente dans le film, sont beaucoup moins hard pour certaines (la scène au Lilico attache Hada en est le bonne exemple) ce qui est bien sûr compréhensible pour ne pas non plus virer vers le porno (le film est déjà interdit au moins de 16ans).
Le regard de Lilico sur la situation (sous forme de voix off en quelque sorte) dans le manga manque cruellement au film ce qui rends certaines scènes moins percutantes (la scène où son mec lui dit qu'il aurait aimé être autre chose par exemple) et c'est dommage, parce qu'une voix off ça ne coute pas grand chose et ça n'aurait probablement pas beaucoup modifié la mise en scène.

Voilà, je serais tenté de dire de lire le manga avant de voir le film (compréhension oblige) mais il est bien possible qu'avoir le manga en tête puisse être un frein pour apprécier à sa juste valeur le film. Donc si ça vous tente, faites comme vous le sentez ;)

samedi 21 décembre 2013

Coordination post~

Je vous mets un petit article avec un florilège de coordinations que j'aime beaucoup. ^^Toutes les photos viennent de tumblr, j'aurais aimé les créditer mais c’est difficile avec tumblr!




 


dimanche 15 décembre 2013

Paris~

Photo kawaii desu copine dans le métro

Oui j'ai un peu de retard pour cet article XD Je voulais le faire dès mon retour mais finalement je n'ai pas trouvé le temps!
Breeeeefff, je suis donc aller un week-end sur Paris début Novembre pour revoir Kamihana que je ne vois pas beaucoup et que je n'avais pas revue depuis janvier é_è J'ai donc squatté son appartement et son hospitalité, toussa toussa!

Je suis donc arrivée le vendredi 1 novembre à midi. J'avais foulé à peine le sol Parisien que je me faisais déjà interpeller sur le pas de la gare "hé mademoiselle t'es trop belle, quand tu vas grandir tu seras une princesse"... Bon oké je ne sais toujours pas quel âge il m'a donné mais je pense qu'il aurait surement été déçu. Donc voilà, je me suis dit que mon week-end parisien commençait bien (et intérieurement je me disais que c'était pas gentil à Flora d'être arrivée en retard XD). Dès l'arrivé de Flora, nous avons foncé à mcdo (où j'ai eu un dracaufeu et une montre my melody, bitch please) et couru juste derrière pour arriver à l'heure à Princess crêpe où nous avions rendez-vous avec Yumi (mais en fait on est arrivé super à la bourre, quasiment 1h...). Malgré le retard nous avons quand même pris une crêpe, la mienne au matcha, très bonne (mais la glace un peu dure). Nous avons par la suite fait quelques magasins, puis nous nous sommes séparés! Avec Flora nous avons fait le tour de Notre-dame, et somme rentrée.


Le samedi comme Flora devait aller à la comédie musicale la belle et la bête, j'ai passé l'après-midi avec Clafoutea et Hanako que je n'avais pas revu depuis janvier non plus! J'ai vraiment passé un après-midi agréable et sans prise de tête. Nous avons vogué dans Paris (et Hanako a dépensé tous son argent en gashapon sailor moon XD). Une fois Hanako partie, nous sommes aller faire un tour avec Clafoutea à anecdotes (aussi pour demander à Rehem si elle voulait manger avec nous!) où nous avons lâchement succombé à la tentation, et ça saymal!
Le soir un repas dans un japonais où j'ai peiné à manger tellement j'avais trop manger le midi (oui je n'ai pas un gros estomac XD).




Short acheté chez Anecdote

Dimanche nous avons passer l'après-midi à la défense avec Flora, shopping toussa toussa. La bonne aprem entre fille quoi XD et je suis repartie le soir très tard!





J'espère pouvoir revenir bientôt pour faire ma grosse touriste (musée, visite, toussa) parce que ça faisait presque 6ans que je n'étais pas venu à Paris en fait!
Voilà c'est un court résumé de ce week-end qui a été sous le signe du streetpass, de la 3DS et de la bouffe (mais ça j'en parle pas tu vois XD).

Flo qui joue à la maison du style
Ma tablette dans le train pleine de poésie: "fuck la police la france de sarko fils de pute"
Le métro art et métiers qui est cool tu vois!

vendredi 13 septembre 2013

Jeux vidéo: Catherine

Me revoilà mon un deuxième article, c'est donc partie pour les jeux vidéo, avec Catherine (joué sur PS3).




Synopsis (volé à mon amis wikipédia, un peu modifié par moi 8D):

Dans le quartier où vit Vincent Brooks, il y eut récemment un certain nombre d'incidents dans lesquels des gens meurent durant leur sommeil avec une expression d'angoisse sur leur visage. Étrangement, toutes les victimes sont de jeunes hommes. Les médias s’intéressent rapidement à l’affaire, attirant l'attention du public et des théories quant à la cause de leur mort. Une rumeur commence à se répandre, elle prétend que si une personne rêve qu’elle tombe elle doit se réveiller rapidement, sinon elle en sera bientôt incapable et mourra.

Le jeu prend place quand Katherine McBride, commence à parler à Vincent d'engagement plus sérieux, aka mariage, Vincent se met alors à paniquer. 
À partir de cet événement, Vincent commence à faire d'étranges cauchemars où il risque sa vie. Avec ces cauchemars mortels et l'angoisse du mariage, Vincent finit par boire un peu trop pour oublier. Il rencontre une belle et mystérieuse femme nommée Catherine, puis passent la nuit ensemble.
Après cette rencontre, Vincent a des cauchemars plus terribles chaque nuit, qui pourraient bien avoir un lien avec les derniers incidents. Dans ces rêves, lui et plusieurs autres hommes, qui lui apparaissent sous la forme de moutons, doivent échapper à diverses horreurs qui tentent de les tuer. Leur mort dans leur rêve provoquera leur mort dans la réalité. Alors que la frontière entre le monde des songes et la réalité commence à se dissiper, Vincent ne doit pas seulement lutter pour sa survie, mais aussi faire son choix entre Katherine et Catherine.
 




Le jeu:

Catherine est à la base catégorisé comme un ero-game (interdit au moins 18ans), mais disons que ça tiens plus du jeu d’aventure pour adulte. Il se déroule en 3 phases principales: les cinématiques animés (assez longues donc si vous n'êtes pas trop visual novel sachez le), les phases de jeu dans le bar (le Stray sheep) et les cauchemars. Dans les 2 dernières vous serez amené à faire des choix qui influenceront une jauge de bien et de mal pour influer sur la fin du jeu (il y a 8 fins déblocables), donc si on a envie de voir toutes les fins du jeu on a plutôt intérêt à faire gaffe à ce qu'on réponds. 
Dans vos escapades au Stray Sheep vous pourrez interagir avec tous les personnages secondaires du jeu, en savoir plus sur leurs états d'âme et leur situation. Vous pourrez également jouer sur une borne d'arcade, aller vous ressourcer au toilette, envoyer et recevoir des e-mails (vous allez aimer les e-mails de Catherine 8D), etc...

La partie des cauchemars est le gameplay principal du jeu, il s'agit d'un puzzle game où il faut pousser, tirer des blocs afin d'atteindre le haut de l'édifice (et ainsi se réveiller le lendemain matin) sans chuter sous peine de mourir écrabouillé en bas 8D. Assez simple en apparence mais on peut vite se retrouver bloquer et se chopper une bonne migraine à essayer d'atteindre la cloche tout en haut, ahah! Vous aurez bien sûr de petite surprise au fur et à mesure de votre progression: boss, objets, ennemis, blocs spéciaux, et surtout vos meilleurs amis les check point!




Et alors?:

Catherine est l'un de ces jeux ovnis qu'on doit voir passer tout les 10ans, ce genre de jeu totalement WTF-esque mais qui vous scotches devant la télé, le cul visé sur votre canapé! Un jeu trop cool en somme!
On vit au travers de Vincent, on en chie, on pleure, on cri avec lui et ça c'est le point fort du jeu!
Mais comme c'est un peu le moment où je donne mon avis, je vais le découper en plusieurs parties!

 1- Les musiques:
L'OST de Catherine est vraiment géniale, variés et un peu inattendu. La plus part des musiques de la phase cauchemars sont des musiques "classique" remixé à la sauce japonaise, on y retrouve Chopin, Bach, Beethoveen, etc... ça surprend mais en même temps ça colle parfaitement au phase de jeu et les musiques sont très entrainante (et reste dans la têteeeee).
Les autres musiques sont signées Shoji Meguro (qui compose les musiques pour Persona également) et sont toutes exellentes également.
Je trouve que la musique est un des gros plus du jeu. Je vous laisse ma musique préféré du jeu en vidéo!
Un petit mot sur les doublage anglais qui sont très bon, je n'ai pas gouté à la VO mais je m'y risquerais p-e!



2- La difficulté
Parce que oui, on a beau dire Catherine c'est difficile, le nerf sont mis à rude épreuves certains puzzles vous donnes envie de sauter par la fenêtre, de balancer la console à travers la pièce voir même de tuer des gens... mais ça, c'est trop cool, on aime le challenge, on en chie autant que Vincent et très honnêtement c'est ça qui est bon!

3- L'histoire
L'histoire parait simple, une banale histoire d'adultère sur fond de malédiction un peu bizarre, mais on s'accroche assez vite à tous les personnages principaux comme secondaire, on aime en savoir un peu plus sur leur vie, sur les raisons de leur situation, etc... Il n'y en a pas un qui est inintéressant.
Très honnêtement, je ne pensais pas être autant happé dans la vie de Vincent et de me sentir coupable à sa place quand il se tape la petite Catherine, d'être stressé quand Katherine vient lui parler de certaines choses, etc...
Ce jeu est vraiment ultra prenant et on s’intéresse à tout; l'univers graphique est ultra riche. Le côté visual novel (assumé) ne m'a pas déranger et ça ne m'a posé aucun problème de regarder des cinématiques de 30min tellement j'étais aspiré par le jeu!
Bref voilà, une histoire qui parait bien simple mais qui cache un univers riches, des personnages attachants et une ambiance singulière!

4- Les thèmes abordés
Là c'est le moment où je pars en cacahouète avec des interprétations (pas si) fumeuses.
 Parce que oui, derrière tout ça, Catherine évoque bien des thèmes. Le 1er qui est assez flagrant est le thème de la religion car en effet on retrouve un confessionnal à chaque mi-étage (où un démon vous pose des questions générales sur votre façon de voir les choses et la vie), le thème "Messiah Hallelujah" à chaque fin d'étage, le dernier étage à atteindre est une chapelle. Sans y voir une critique ouverte à la religion, j'y vois un petit pique quand même, car l'univers développé autour n'est pas vraiment celui de la religion aimante et aidante mais plutôt de celle qui juge les actes et les réprimandes.

Le passage à la vie d'adulte est un thème très présent dans Catherine, car en effet Vincent le héros est constamment ramené à ça, aux choix qu'il doit faire "est-ce que je dois demander Katherine en mariage", "est-ce que je dois vivre avec elle et abandonner ma vie actuelle", etc... On n'y voit la pression, qu'un individu qui a envie de rester dans son mode de vie actuelle, peut subir au travers des attentes qu'à la société sur lui et mine de rien on se sent tourmenter pour lui, ce jeune trentenaire qui vit dans un 9m² et qui n'a pas vraiment envie de grandir...

Je vais faire un petit détour par la psychanalyse (simplifié, ce n'est pas mon domaine d'action principale), avec mon ami Jung puisque ici on peut y voir un petit combat entre la persona (fun c'est le nom d'un autre jeu d'Atlus 8D) et l'ombre de la personnalité de Vincent, ainsi c'est l'ombre (la véritable personnalité de Vincent qu'il n'a pas forcément envie d'accepté et qu'il refoule) de Vincent qui vient le torturer tout les soirs dans ces cauchemars, en particulier sous la forme prise par les boss. Et ouai, j'ai trouver de la psychanalyse dans ce jeu, like a boss!


Bref, très honnêtement je ne m'étais pas autant éclaté sur un jeu depuis très très trèèèèssss longtemps pour moi ce jeu vaut largement la note maximale (malgré des problèmes de prise en main au début) et j'espère que vous y jouerez très vite, même si effectivement c'est un jeu qui ne plaira pas à tout le monde!